Trois raisons pour ne pas négocier avec la junte
1. Une discussion serait une insulte pour tous ceux qui sont morts.
Aujourd’hui discuter avec la junte revient à souiller les mémoires de nos héros assassinés en ce jour anniversaire du vote qui a conduit à l’indépendance de notre pays, à salir nos mamans violés par ces animaux indignes du qualificatif humain, à oublier que ceux ont survécus sont martyrisés à tout jamais. Ne faisons comme 2006 et 2007 ne négocions pas mais lançons une désobéissance civile pour exiger le départ de ces schizophrènes. Respectons les morts…
2. L’histoire doit au moins servir à ce qu’on apprenne de nos erreurs
Quand des assoiffés de pouvoir avec leur click sont là quelque soit la négociation, il y a une forte chance qu’elle échoue. Rappelez-vous, la rue avait amené Kouyaté à gouverner avec Conté suite à une négociation. Mais qui a eu le dernier mot ? C’est Lansana Conté bien sûr. Kouyaté a fini même par oublier qu’il a été mis là par une population qui a payé par son sang. Il ne s’est même pas rendu à la cérémonie célébrant l’anniversaire des massacres de 2007. Aujourd’hui, on voit aussi que la trajectoire « exceptionnelle » de notre premier ministre ne pèse en rien devant une junte qui n’a aucune volonté d’instaurer la démocratie
3. On peut raisonnablement douter de la capacité de discernent de Dadis et de ses amis
Peut être ce n’est une grande fierté pour nous guinéens, mais toutes personnes non guinéennes que je connaisse et qui ont vu Dadis et ses discours m’ont demandé s’il n’est pas fou. Et comment est ce qu’une telle personne peut prendre la tête d’un pays. Je pense qu’on a à la tête du pays un fou. Et si on ne profite pas de cette occasion pour s’en débarrasser à travers de la communauté internationale nous allons tout droit vers le chaos.
Mamadou Barry
Lille
France

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Ne pas négocier avec la junte, mais la poursuivre
Guinée : N Pillay souhaite une enquête au plus vite sur la répression
C’est avec une grande joie que j’ai appris, comme toute la communauté guinéenne d’ailleurs, que la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, va étudier comment apporter rapidement son aide sous forme d’une enquête crédible sur la répression sanglante de manifestants le 28 septembre en Guinée.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20303&Cr=Guinée&Cr1
J’en tire deux enseignements :
1- Maintenons la pression :
Il faut qu’on soit prêt dans les prochaines semaines pour manifester notre impatience devant les bâtiments hébergeant l’ONU aux Etats- Unis et en Europe. Mais comme l’Onu ne peut agir efficacement en Afrique sans les Etats africains, il faut aussi exercer la même pression sur les représentations de l’Union africaine ou ambassades africaines (Sénégal, Lybie, Nigeria, Burkina….).
2- La fin de l’impunité, condition nécessaire à l’avènement de la démocratie, approche.
Si nous parvenons dans un bref délai à obtenir une inculpation des membres de la junte, cela créerait un précédent qui dissuadera tous assoiffés de pouvoir en Afrique de tuer nos frères et sœurs comme des animaux, en somme de tuer notre âme. Ce serait une victoire pour l’Afrique.
Mes frères et sœurs, je voudrai croire que cela (inculpation de la junte dans un délai court) mettra fin aux violences massives et arbitraires qui sont de plus en plus spécifiques à l’Afrique et qui amènent des esprits peu aptes à l’analyse des choses complexes à considérer que cela est génétique ou que cela est une fatalité.
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