Médiation de Blaise: La Montagne Accouche d’une Souris.
Cona-cris a compté sur la « Sagesse » de Blaise pour résoudre la crise Guinéenne. Pour quelques temps, délibérément, l’on a oublié l’itinéraire de l’homme : l’assassinat de Thomas Sankara et le silence autour de la mort du journaliste Norbert Zongo, les conflits créés et nourris à travers l’Afrique de l’Ouest depuis le temps du président Ivoirien Houphouët Boigny jusqu’à celui de Charles Taylor aujourd’hui à la Hague… Rien que dans le conflit Liberia-Sierra Leone, indéniablement appuyé par le Monsieur Sage du Faso, l’on aura assisté à l’élimination systématique de « plus de 300,000 morts ». Quant à la Cote d’Ivoire voisine la quiétude éphémère que savoure ce pays n’aura subitement surgi, semble-t-il du néant, que lorsque Blaise a été appelé à la rescousse en tant que médiateur. Pas étonnant, le feu qui brûlait la Cote d’Ivoire était attisé à partir du Faso qui servait de base arrière aux rebelles.
La Guinée, elle, aura été toute une autre histoire. Un peuple s’est levé contre sa junte, pas pour s’emparer du pouvoir, mais plutôt, pour asseoir les bases d’une démocratie durable. Ce qui certes dans cette Afrique de nos jours, est une menace au statut quo où des chefs d’Etat autoproclamés, des anciens putschistes, des terroristes reconvertis en Messies mènent la danse. Un soulèvement populaire qui mène vers une démocratie saine et durable, où qu’il se passe dans le continent Africain, reste une menace sérieuse aux pouvoirs tels que celui du Burkina. L’opportunité donc n’aura pas été plus grande pour le maitre du Faso que de se voir nommé médiateur en Guinée où ses œuvres se limiteront, apparait-il clairement, à l’étouffement systématique du processus démocratique qui, autrement, risque d’inspirer le peuple Burkinabè, jusque là, privé de toute démocratie.
Il faudra pourtant reconnaitre que l’opposition Guinéenne, qui aura apparemment été, trop optimiste des promesses et du support de la communauté internationale, avait relativement baissé les bras en portant espoir sur les promesses de Blaise. Elle aura certes cru qu’avec la condamnation unanime de la communauté internationale, Blaise aurait cherché à être vu plus pour « un sage » qu’un opportuniste. Pour le moment la réalité aura montré le contraire. Il semble que l’homme fort du pays des hommes intègres préfère plutôt l’or des roitelets naïfs que la sagesse de l’autre Afrique qui cherche à se renouveler. L’autre jour, ne parlait-on pas de 50 kg d’or de corruption que Dadis lui aurait envoyé? En tout cas le verdict de sa « synthèse » aura été clair : pas d’élections libres et transparentes en Guinée. Tout compte fait, la balle revient au camp de l’opposition pour le combat pour une démocratie réelle et durable dans le pays. Pendant que les allégations sur des mercenaires Sud-Africains qui entrainent paisiblement des hommes issus de la Forêt dans les confins de Forécariah vont bon train, la communauté internationale, elle, beaucoup plus habile avec les verbes qu’avec des actions concrètes, en parfaite spectatrice, regarde les préparatifs pour l’ultime carnage. Après tout, tout comme au Rwanda, elle aura ses arguments solides: « Nous n’étions pas au courant… »
Mamadou Maladho Diallo

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I think you are right that Blaise’s choice as a mediator to the Guinean crises is irrelvant. The assassination of Thomas Sankara and the Journalist Norbert Zongo are among « the forma agenda » that people have forgotten or have refuse to recall. Today the solution to this crises is in our (the Guineans) hands. We have to continue our marches, the funds raising and the political party leaders have to go back to Guinea and bring the people back on the street again. We all understand that change doesn’t occure over night. As Dr king said during the Great March on Detroit that he doesn’t want to give people the impression that it will be easy. He beleives that there is no social gain without the individual pain. He said that « before the victory for brothehood is won some will have to get scared up a bit, thrown in to jail or even face physical death. » However, he also argues that « if physical death is the price tha some must pay to free their children and their white brothers from an eternal psychological death, then nothing can be more redemptive ». So we have to hold the same principle for our country. Some people are currently saying that let’s not rush but they have to understant that the time is ticking and that we have waited over a half century to move forward in country that has gold, diamond, and the biggest exporter of bauxite. We can not longer leave in a country where people are dying from mal nutrition, where women are raped in front of their children and husband, where electricity and running water are still a big dream to come.
TRADUCTION:
Je pense que vous avez raison que le choix de Blaise en tant médiateur dans la crise Guinéenne est hors de propos. Le meurtre de Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo sont parmi ‘’les précédentes manière d’agir’’ que les gens ont oublié ou refusent de s’en souvenir. Aujourd’hui, la solution à cette crise est dans nos (les Guinéens) mains. On doit continuer nos démonstrations, la collecte de fonds et les leadeurs des parties politiques doivent retourner en Guinée et ramener le peuple de nouveau dans les rues. On comprends tous que le changement ne se passe pas au courant d’une nuit. Comme l’a dit Dr. King, pendant la grande manifestation a Détroit qu’il ne voulait pas donner aux gens l’impression que cela allait être facile. Il croit qu’il n’y a pas de gain social sans la douleur personnelle. Il a dit que: « Avant que la victoire pour la fraterie soit gagnée, certains vont faire face à la peur, seront jetés en prison où même feront face à la mort » . Cependant, il maintient aussi que: « si la mort est le prix que certains devront payer pour libérer leurs enfants et leurs frères blancs de la mort psychique éternelle, rien ne peut être plus rédemptif ». On doit maintenir le même principe pour notre pays. Certaines personnes sont en train de dire qu’il ne faut pas être pressé, mais le temps passe et on a attendu déjà un demi-siècle pour faire progresser le pays qui possède de l’or, les diamants et est le plus grand exportateur de bauxite. On ne peut plus vivre dans un pays où les gens meurent de la malnutrition, où les femmes sont violées sous les yeux de leurs enfants et mari, où l’électricité et l’eau courante sont un rêve qui attend encore d’être réalisé.